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Comment les offices du tourisme et les télécoms transforment le voyage connecté

  • Photo du rédacteur: Vivian
    Vivian
  • 19 déc. 2025
  • 6 min de lecture



Quelle est la première chose que font les passagers lorsque l'avion atterrit? ...Ils allument leur telephone portable.

Les offices du tourisme et les acteurs du voyage entrent dans une nouvelle phase : celle du voyage connecté, où la qualité de l’expérience se joue dès la première barre de réseau en arrivant à destination. En effet, la peur du roaming a longtemps été le premier contact avec le pays. Aujourd’hui, grâce aux partenariats entre offices du tourisme, aéroports et opérateurs télécom, la connexion réseau fait partie intégrante de l’accueil, et devient un outil stratégique de compétitivité touristique.



du tourist SIM card ad with "Welcome to the happy Emirates" text, offers free 10GB. Dubai skyline in the background.
Le vrai visa d'entrée à Dubai: une barre 5G


Offices du tourisme et télécom : un nouveau tandem pour le voyage connecté


Quand un voyageur arrive à Abou Dhabi, Dubaï ou Sharjah, il peut désormais recevoir automatiquement une carte SIM gratuite avec 10 Go de données valables 24 heures, directement au contrôle des passeports. Cette initiative, portée par les autorités de Dubai, l'aéroport et l'opérateur de réseau du, vise une chose simple : garantir une connexion réseau instantanée à chaque visiteur majeur, sans qu’il ait besoin de chercher un kiosque ou de comparer des offres.


Pour les offices du tourisme, ce geste dépasse largement le simple confort. En plaçant la connexion réseau au cœur de l’accueil touristique, ils envoient un message clair : ici, le voyage connecté est la norme. La destination apparaît moderne, fiable, orientée services. Dans la bataille entre hubs mondiaux pour attirer les flux de passagers, les congrès et les séjours loisirs, devenir “le pays où l’on reçoit 10 Go gratuits à l’arrivée et où tout fonctionne tout de suite” est un avantage marketing concret.


Connexion réseau immédiate : l’impact sur le ressenti des voyageurs


Les recherches sur l’usage du smartphone en voyage sont sans ambiguïté : la possibilité de rester connecté transforme l'experience voyageur: les touristes planifient, vivent et racontent leurs séjours. Les études menées par des universités et organismes spécialisés montrent que le mobile sert à tout : vérifier un itinéraire, trouver un transport, réserver une activité, consulter les avis, ajuster un programme, rassurer ses proches ou immortaliser chaque instant sur les réseaux.


Arriver dans un pays sans data, c’est se sentir immédiatement limité. À l’inverse, une connexion réseau active au moment où l’on quitte l’aéroport permet d’ouvrir Google Maps, de commander un VTC, ou de vérifier les horaires du métro. Ce sentiment de contrôle et de sécurité pèse lourd dans la perception générale du voyage, surtout pour les clientèles loisirs et familiales, qui supportent mal l’incertitude et les coûts cachés. Les offices du tourisme qui s’associent aux télécoms pour offrir cette tranquillité d’esprit marquent des points dès les premières heures.


Voyage connecté et dépense touristique : un cercle vertueux


Les études sur le tourisme numérique indique que plus un visiteur est connecté, plus il est susceptible de rechercher des informations locales, d’explorer au‑delà des circuits prévus et de consommer davantage sur place. L’accès facile aux applications de mobilité, aux plateformes d’activités et aux contenus d’office du tourisme encourage les détours spontanés, les réservations de dernière minute et les découvertes non planifiées.


Les analyses macroéconomiques sur les Technologies de l'Information et de la Communication (TIC) et le Tourisme confirment que le développement des infrastructures mobiles et Internet s’accompagne d’une hausse des arrivées internationales et des recettes liées au voyage. Dans un contexte où le marché mondial des eSIM de voyage devrait peser plus de trois milliards de dollars d’ici 2032, avec une croissance annuelle proche de 10%, il est clair que la connexion réseau n’est plus un simple service d’appoint, mais un catalyseur de valeur pour l’ensemble de l’écosystème touristique.


A smartphone screen showing a shopping app with offers overlays a city skyline. Text reads "70% OFF" with vibrant red accents.
La ville brille... ton compte en banque un peu moins...

Les télécoms comme partenaires clés des offices du tourisme


Du point de vue des télécoms, les SIM et eSIM touristiques gratuites sont une porte d’entrée vers un marché en plein essor. En proposant 10 Go de data sur 24 heures, l’opérateur offre un “jour 1” avec un sentiment de sécurité : le visiteur peut rejoindre son hôtel, appeler sa famille, réserver un transfert, découvrir l’app de l’office du tourisme et tester la qualité du réseau. Passé ce délai, des offres payantes prennent le relais pour couvrir le reste du séjour, souvent regroupées sous forme de “visitor line” ou de packs multi‑jours.


Pour les offices du tourisme, l’intérêt est de connecter cette phase de découverte aux applications officielles de voyage connecté. Des initiatives comme la carte touristique Al Saada à Dubaï, accessible via une app dédiée, montrent comment une destination peut combiner connectivité, réduction et contenus éditoriaux pour encourager la fréquentation de restaurants, attractions, commerces et services locaux. Cependant, tant que l’expérience de paiement n’est pas complètement intégrée, le parcours reste perfectible, mais la direction est claire : la connexion réseau offerte alimente un canal propriétaire où la destination peut proposer ses offres et celles de ses partenaires, plutôt que de laisser l’intégralité du parcours aux plateformes globales.


Voyage connecté, promotions et peur de “brader” la destination


De nombreux acteurs publics s’interrogent : les remises liées aux cartes touristiques et aux apps officielles ne risquent‑elles pas de dégrader les revenus ? Les travaux sur les promotions en ligne et les programmes de fidélité dans le tourisme montrent au contraire que les réductions bien ciblées stimulent surtout des dépenses additionnelles. Une remise sur un pass musées peut déclencher l’achat d’un second billet, un repas ou des souvenirs qui n’auraient pas été consommés autrement.


Dans un environnement de voyage connecté, où la connexion réseau permet de pousser des offres au bon moment via notification, ce levier devient encore plus puissant. Les offices du tourisme peuvent orienter la demande vers des quartiers moins fréquentés, soutenir des périodes creuses, mettre en avant des partenaires locaux et prolonger la durée moyenne de séjour, tout en gardant la main sur la narration de la destination.


Limites actuelles : la connexion réseau est réglée, pas les paiements


Même lorsque la connexion réseau est fluide, un point de friction persiste pour de nombreux voyageurs : les paiements. Frais sur les transactions en devises étrangères, marges sur les taux de change, conversion dynamique proposée au terminal de paiement, cartes non acceptées dans certains commerces… autant d’éléments qui entament la satisfaction et freinent la consommation.


C’est là qu’un mariage entre télécoms, offices du tourisme et fintech peut faire passer le voyage connecté à un niveau supérieur. Les cartes touristiques type Al Saada commencent à rassembler promotions et partenaires, mais l’intégration avec des solutions de paiement numériques — wallets locaux, cartes virtuelles, BNPL tourisme, taux de change optimisés — reste encore embryonnaire. Les destinations qui sauront aligner connexion réseau, contenu, réduction et paiement dans une seule expérience auront un avantage incontestable sur celles qui se limitent à offrir une SIM sans penser au reste du parcours.


A hand holds a green credit card over a card reader on a wooden table, ready for a contactless payment.
Sans contact, mais pas sans conséquences!

Vers un voyage connecté piloté par l’IA


À moyen terme, la question dépasse la seule connexion réseau. Avec la montée de l’IA générative et des agents autonomes, un “voyage connecté” ne sera plus seulement un séjour où le visiteur a du réseau, mais un voyage où un assistant intelligent l’aide à organiser chaque étape. L’app d’un office du tourisme pourra se transformer en véritable concierge digital : quelques questions à l’arrivée sur le profil, les envies, la durée et le budget, puis des itinéraires dynamiques qui intègrent météo, affluence, horaires, événements temporaires et promotions disponibles en temps réel.


Dans ce modèle, la connexion réseau fournie par les télécoms sert de socle technique, les offices du tourisme apportent la connaissance fine du territoire et des acteurs, et les fintech sécurisent les paiements et les incitations. Le résultat pour le visiteur est un voyage connecté où l’on se sent guidé sans être enfermé, encouragé à explorer sans craindre de se perdre ou de trop dépenser.


Les programmes de SIM et eSIM touristiques gratuites ne sont donc pas des gadgets marketing. Ils matérialisent une alliance structurelle entre offices du tourisme, aéroports, opérateurs télécom et, de plus en plus, fintechs, autour d’un objectif commun : faire de la connexion réseau et du voyage connecté des piliers de l’attractivité et de la compétitivité d’une destination. Pour les territoires qui souhaitent rester visibles dans un monde où le mobile et l’IA pilotent les décisions de voyage, investir dans cette chaîne complète — de la barre de réseau à la transaction finale — devient un choix stratégique plus qu’une option.





 
 
 

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